Le Matériel
Dans la jungle du matériel disponible, des nombreux fournisseurs et des très nombreuses marques, il est difficile de s’y retrouver.
Si il ne s’agit pas d’acquérir ce qui est le plus onéreux, car ce n’est pas une garantie de qualité, il n’y a pas de mystère : la qualité a un coût.
L’argument souvent évoqué est « Je suis débutant, je n’ai pas besoin de matériel de bonne qualité ! », il est évidemment particulièrement inexact.
En effet un matériel qui n’est pas adapté vous découragera très vite, quand aux plus acharnés, il ralentira leur apprentissage. A cause du choix erroné de certains papiers ou couleurs, vous pouvez ne pas être en mesure de pratiquer réellement l’aquarelle !
Papiers de prédilection :
– Saunders waterford, St Cuthberts Mills (coton traditionnel)
– Bockingford, St Cuthberts Mills (cellulose)
– Fabriano Artistico (coton)
– Aquafine, Daler-Rowney (cellulose)
Le papier
Il existe deux types de papier aquarelle classiques, les papiers en pur coton et ceux en cellulose. Il n’y a pas de bon ou mauvais papier, il s’agit simplement d’en connaître les caractéristiques principales, et de savoir choisir le papier adapté selon ses intentions de travail.
Coton
Les papiers en coton ont une plus grande capacité d’absorption de l’eau et des pigments, ils permettent un temps de travail plus important dans les phases humides, et tout particulièrement dans celles appelées « mate fraîche » et « mate sèche ».
Il s’adaptent mieux au travail en couches successives car ils fixent mieux les pigments. Ils ont tendance à diminuer les effets, tels que la granulation ou les auréoles.
Ces caractéristiques sont plus ou moins marquées selon les marques de papier, ainsi que le grain choisi. Plus le grain est fin, plus le papier a été compressé, il est donc moins perméable.
Cellulose
Les papiers en cellulose ont une capacité à conserver l’humidité qui est moins importante, il faut donc être plus rapide dans l’exécution du travail dans les phases humides.
En revanche permettent des effets plus marqués et des repentirs même à sec, puisque la grande majorité des pigments ne pénètrent pas le papier.
Il est moins adapté à un travail par superposition car il sera difficile d’appliquer de nouvelles couches de pigments sans altérer le travail déjà effectué.
Couleurs favorites :
– Winsor & Newton, professional
– Sennelier, extra fines
– Daniel Smith
Les couleurs
Elles ont beaucoup évolué, et se révèlent d’une très grande résistance à la lumière et au temps.
Chaque marque propose des nuanciers aux caractères particuliers, et souvent la qualité et le comportement des couleurs issues d’un même pigment sont différentes selon la marque qui les produit.
Qualité
Il existe deux qualités : Fines et Extra-Fines
Les fines sont moins coûteuses à l’achat, cependant elles se révèleront plus chères sur le long terme car elles sont beaucoup moins puissantes. C’est dû au rapport pigment/liant, et cela aura des conséquences aussi dans leur utilisation : elles ne se déplacent pas de la même manière dans l’eau.
Leur comportement dans l’eau varie énormément aussi selon la finesse de broyage du pigment qui sera supérieure dans les extra-fines.
Transparence
Leur niveau de transparence ou d’opacité est un paramètre important, leur variété permet des mélanges au comportement surprenant.
Les couleurs transparentes permettent à la lumière de les traverser et de se réfléchir sur le papier. Ce sont des couleurs dont les pigments sont plus fins et donc plus légers.
Les plus opaques vont le couvrir le papier, offrant un aspect plus velouté et souvent des effets de matière. Ce sont des pigments plus lourds, leur déplacement dans l’eau sera limité.
Texture
Les textures que produisent certaines couleurs peuvent être très variées.
La plupart des couleurs « synthétiques » possèdent des caractéristiques similaires : finesse et légèreté du pigment, puissance et uniformité du rendu.
Les couleurs dites « naturelles » auront des caractéristiques très variables, entre autres par leur capacité à granuler.
Accentuées par le grain du papier choisi, leur niveau de granulation peut être très intense et intéressant !
Marques conseillées :
– Raphaël
– Isabey
-Jax
Les pinceaux
Là encore, toutes les tailles et toutes les formes ont une utilité bien spécifique, ronds, langues de chat, brosses…
Avant tout ce qui prévaut, c’est bien le matériau qui compose leurs poils.
Synthétiques
Les synthétiques ne retiennent que très peu d’eau, leurs poils sont les plus rigides de tous les pinceaux utilisables pour l’aquarelle.
Parfaits pour préparer les mélanges de couleur, ils s’avèrent très utiles dans plusieurs étapes de travail, particulièrement pour les ouvertures contrôlées ou les dépôts de pigments concentrés. Ils permettent un travail plus graphique.
Martre
La martre est un poil naturel, à mi-chemin, ni trop souple ni trop rigide, ses poils se gonflent d’eau modérément.
Elle permet un travail plus précis, car elle relâche l’eau et les pigments en quantité limitée, donc encore bien contrôlée. Les poils étant moins souples, tout en restant doux, elle permet une peinture plus précise sans agresser le papier.
Petit Gris
Les pinceaux en poils de petit gris, ont une grande capacité d’absorbsion et sont très souples, ils sont appelés « pinceaux à lavis ». bien entendu ils ne servent pas qu’a cela !
Ils sont parfaits pour mouiller le papier, étirer la couleur lors du travail de précision au double pinceau, travailler en cordons d’eau et injecter de grandes quantités de couleurs dans l’eau par exemple.